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Nash : la banque qui n’a jamais vu tes clés

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Imaginez un établissement bancaire où le guichetier ne peut jamais ouvrir le coffre car il n’y a pas de serrure de son côté. C’est la petite révolution que propose Nash depuis son QG du Liechtenstein : une interface où l’IBAN néerlandais, le portefeuille multi-chaînes et le DEX non-custodial se retrouvent dans une même application, sans jamais que les fonds quittent votre contrôle.

Dès l’ouverture de l’application, le sentiment est celui d’un compte en banque très classique : solde en euros, historique de virements, IBAN raccroché à votre nom. Sauf qu’un glissement de doigt déroule le volet « cryptos » et révèle vos positions sur diverses blockchains. ETH, BTC, Avalanche ou NEO (si vous êtes toujours bloqué en 2020 lol), toutes générées à partir d’une unique seed de douze mots. L’équipe de Nash appelle cela « la banque sans banque ». L’exchange intègre l’aggrégateur DEX ODOS, aussi rapide qu’un Coinbase Pro, pour trouver en temps réel la route la moins chère au travers de la jungle des échanges décentralisés. Résultat, les frais de transaction descendent jusqu’à 0,4 % quand on devient un habitué du carnet d’ordres, et les dépôts/retraits via IBAN sont gratuits.

Nash

Derrière cette simplicité se cache un petit bijou technologique : les state channels interconnectés qui permettent un trading cross-chain quasi instantané. Vous préférez voir le marché BTC/USDC plutôt que USDC/BTC ? Un bouton bascule la paire, l’ordre s’affiche, et hop, la transaction est scellée sans jamais être déposée chez un tiers. C’est aussi propre qu’un carnet d’écolier, sans les trous d’information.

Ecosystème Nash et token

Au cœur de l’écosystème bat le token $NEX, un véritable titre enregistré qui distribue une part des revenus de la plateforme. Pas de promesses de rendements exotiques : 10 % des frais fiat, 75 % des frais Layer-2 et 10 % des commissions DeFi alimentent un pot commun versé quotidiennement aux détenteurs. Verrouillez vos NEX pour deux ans et la part qui vous revient grimpe à 75 % du pool, soit 1 500 $ théoriques pour 1 000 NEX si la plateforme réalise 100 M $ de volume. Le tout est versé en stablecoins, ETH ou même NEO, selon la devise du jour.

Mais Nash ne se contente pas d’être un DEX habillé en costume-cravate. Sa carte Visa permet de régler un sandwich en convertissant instantanément vos crypto en euros, cashback NEX inclus. Le même soir, votre salaire SEPA Instant atterrit sur l’IBAN néerlandais et un plan d’épargne automatique en place depuis l’application achète USDC tous les mois pour les placer sur Aave ou d’autres. Vous dormez, Nash travaille.

A noter que l’échange a été la première plateforme crypto en Europe à recevoir l’accréditation de l’autorité des marchés financiers du Lichtenstein. Elle est aussi enregistrée légalement aux Pays-Bas.

Roadmap et Conclusion

La roadmap permet d’aller plus loin encore : un widget Nash Pay pour les boutiques en ligne, un prime brokerage OTC pour les institutions, et la tokenisation d’actions US et européennes qui seront négociables 24 h/24 sur la blockchain Polygon. Pour l’utilisateur lambda, cela se traduira par la possibilité d’acheter une fraction d’action Apple ou de LVMH sans quitter l’application, puis de payer son loyer directement en USDC générés par le staking.

Avec son modèle hybride DEX + Neobank, Nash Exchange réconcilie les puristes du not your keys, not your coins et les néophytes qui veulent juste payer leur café en ETH sans se prendre la tête. Les frais ultra-compétitifs, la transparence réglementaire et le token NEX rémunérateur en font une pépite méconnue du paysage européen.

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